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Déclaration

AC  ! : 22 ! V’LA L’UNEDIC !!!
Pour des droits nouveaux pour résister à la précarité et vivre dignement  !

mercredi 17 février 2016


Lundi 22 février débutent officiellement les « négociations » de la convention assurance chômage, concrètement celles des conditions d’accès pour les prochaines années au droit constitutionnel à un revenu de remplacement pour les millions de salarié-es en situation de chômage et de précarités1, venant tant des secteurs public que privé.

Alors qu’il y a deux ans, celui qui n’inversera pas la courbe du chômage déclarait qu’il ne fallait pas toucher au droits des chômeurs, il précède cette année l’ouverture en affirmant sans preuve que, ici, les durées d’indemnisation sont trop « généreuses », proposant aussi un plan de formation non financé et prétexte à de nouveaux dé-tricotages des droits. Pendant ce temps, 40 milliards distribués en dividendes aux actionnaires, 17,5 milliards par an de CICE et Crédit recherche (1ère dépense fiscale de l’Etat ) utilisés par des grands groupes qui licencient et augmentent leurs marges (la Poste, EDF, la SNCF, Orange, PSA..) ...

La période qui s’ouvre va se conclure par un nouveau dispositif au 1er juillet 2016. Qu’elles que soient les manœuvres des employeurs, très vite le gouvernement aura la main : pour agréer, ou pas, le texte de l’accord conclu alors entre le patronat et certaines organisations syndicales ; en cas de désaccord, pour fixer par décret les règles du financement et de l’indemnisation de l’assurance chômage.

Quoiqu’en disent et en rêvent certains, l’histoire n’est pas écrite. Beaucoup d’éléments sont encore inconnus, comme la réaction des chômeurs, futurs chômeurs et autres précaires2 confrontés à une possible amputation des droits, la tactique du patronat, celle du gouvernement...
Des initiatives s’organisent pour que chômeurs, futurs chômeurs, précaires et autres salaries expriment leur exigence de justice sociale et leur rejet de l’austérité.

A l’ouverture de cette période, nous tenons a rappeler les positions suivantes :

- Pas touche aux droits des chômeurs et précaires  !
Le premier échec du dispositif actuel d’assurance chômage est son incapacité à indemniser décemment les chômeurs et précaires : les durées d’indemnisation sont manifestement trop courtes et les montants trop bas3 ; les allocataires des misérables ASS et RSA sont des anciens « fin de droits », tout comme tout ceux et celles n’ayant droit à rien...

- Assez de divisions : un seul système d’indemnisation  !
En urgence, une Charte de service public garantissant l’égalité des droits et des garanties qu’elle que soit l’allocation perçue (ARE, ASS, RSA...) et un financement pérenne contribuant à un meilleur partage des richesses.

- Indemnisation de toutes les formes de chômage et de précarités par une allocation garantissant sans contrepartie un niveau de revenu personnel en aucun cas inférieur au SMIC mensuel, dès l’age possible d’entrée en apprentissage, et la continuité des droits sociaux (santé, retraite, formation... ) !

- La seule priorité pour l’assurance chômage doit être l’indemnisation des chômeurs  !
Arrêt de la contribution de 3 milliards - 10% de l’assurance chômage - au financement de Pôle emploi.
Les frais de formation, librement choisie et qualifiante, doivent être imputés sur les budgets de la formation professionnelle, évidement pas sur celui de l’indemnisation chômage.

- La dette de l’UNEDIC est celle du MEDEF et de ses alliés : à eux de la payer  !
Les responsables de l’endettement de l’Unedic avec la caution de l’Etat, sont sans ambiguïté les organisations et responsables qui l’ont décidé, mis en œuvre et cautionné à l’occasion des différentes conventions, agréées sans réserve. Gestionnaires, ils n’ont osé ni augmenter le taux de cotisation, ni penser un mode alternatif de taxation des richesses.
Le gouvernement demande une économie de 800 millions d’euros par an ? Simple : 0,2 point de hausse des cotisations suffirait4. Trop simple disent-ils...

- Aux employeurs, publics comme privés de payer pour la précarité  !
Ce n’est pas aux salariés de payer les crises du système !
Plus les contrats sont courts, plus les cotisations sociales doivent être élevées, payées sur la partie patronale5. 38% des allocataires étaient en CDD, 12% en Interim, et pour 13% suite à une rupture conventionnelle.

- Présence des chômeurs et précaires partout où se décide leur sort  !

- Arrêt du contrôle et des sanctions contre les chômeurs  ! Arrêt des fermetures d’agences Pôle emploi  ! Arrêt de la marchandisation de l’accompagnement des chômeurs et du placement des offres  ! Pour un véritable service public de l’emploi  !

Lundi 22 février, nous serons avec d’autres salarié-es solidaires, souvent chômeurs ou précaires.

Un emploi c’est un droit  ! Un revenu c’est un dû  !


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