Constitué autour d’un appel lancé en octobre 1993 par des syndicalistes et militants associatifs, Agir ensemble contre le Chômage s’est fait connaître par les « marches contre le chômage » qui durant plusieurs semaines organisèrent la convergence sur Paris. A l’arrivée, plus de 30 000 personnes défilèrent au printemps 1994 contre le chômage, la misère et les exclusions.
Aujourd’hui encore, nous avons besoin de votre soutien (... lors des actions menées) mais aussi financièrement en nous renvoyant le bon de souscription (réduction fiscale possible) !
Appel aux dons
sur Hello Asso : https://www.helloasso.com/associations/les-amis-d-agir-ensemble-contre-le-chomage-et-pour-l-abolition-du-chomage-et-des-exclusions-a-c/formulaires/1
En liaison avec d’autres réseaux de précaires de l’hexagone et en Europe, le réseau des collectifs d’AC ! poursuit ses actions pour la défense des droits des chômeurs et des précaires :
Droit à un revenu personnel et décent, pour toutes et tous, et la continuité des droits sociaux CONTRE la précarisation des droits.
le Livret de synthèse et de propositions issu du forum : "Un revenu et des droits pour exister !"
Le livre "Pour une sécurité sociale chômage", aux Editions Syllepse : [http://www.ac-chomage.org/spip.php?article2445]
Assurance chômage : ce qui change le 1er septembre 2026
Durée d’indemnisation après une rupture conventionnelle
A compter du 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation des allocataires dont le contrat de travail est rompu par rupture conventionnelle individuelle est fixée à :
15 mois pour les allocataires âgés de moins de 55 ans (20 mois pour les allocataires résidant en outre-mer, hors Mayotte) ;
20,5 mois pour les allocataires âgés de 55 ans et plus (30 mois pour les allocataires résidant en outre-mer, hors Mayotte).
Les allocataires âgés de 55 ans et plus peuvent, sous certaines conditions, demander à France Travail une prolongation de leur durée d’indemnisation ; celle-ci est accordée après examen de leurs démarches de recherche d’emploi ou de leur projet professionnel.
Ces règles s’appliquent aux allocataires dont la fin de contrat de travail, fixée par la convention de rupture, intervient à compter du 1er septembre 2026. Seule la rupture conventionnelle individuelle est concernée par ce plafonnement ; la rupture conventionnelle collective n’est pas affectée.
Ces nouvelles règles sont issues d’un accord conclu entre les organisations syndicales et patronales transcrit dans l’avenant n°2 à la convention du 15 novembre 2024 relative à l’Assurance chômage. Cet avenant a été signé le 10 avril 2026, puis agréé par arrêté du 19 juin 2026.
Pour comprendre les modalités de cette évolution réglementaire, l’Unédic met à disposition une fiche thématique consacrée à la rupture conventionnelle, détaillant les conditions d’indemnisation, le calcul de la durée d’indemnisation et les modalités de prolongation de cette durée applicables aux allocataires concernés.
Prise en compte des périodes d’activité partielle de longue durée rebond (APLD Rebond) dans le calcul de l’allocation chômage
Pour calculer l’allocation chômage, France Travail s’appuie sur le salaire de référence constitué de toutes les rémunérations perçues durant la période de référence. Durant certaines périodes, le contrat de travail peut être suspendu et la rémunération réduite (congé maternité, arrêt maladie, activité partielle…). Pour éviter que ces périodes de suspension ne pénalisent les allocataires, France Travail reconstitue le salaire perçu durant ces périodes, correspondant à ce qui aurait été versé en l’absence de la période de suspension.
A compter du 1er septembre 2026, les périodes d’APLD rebond sont prises en compte parmi les périodes de suspension du contrat de travail pour lesquelles France Travail reconstitue le salaire.
Prise en compte de la suspension de la réforme des retraites dans le dispositif de maintien des droits jusqu’à l’âge de la retraite à taux plein
L’article 105 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LFSS) modifie l’âge légal de départ à la retraite pour les générations nées entre 1964 et 1968 qui pourront partir un trimestre plus tôt.
Cette suspension de la réforme des retraites a un impact sur l’âge à partir duquel les personnes nées entre 1964 et 1968 pourront bénéficier du dispositif de maintien des droits jusqu’à la retraite à taux plein. Elles pourront eux aussi en bénéficier un trimestre plus tôt, c’est-à-dire :
62 ans et 9 mois pour les allocataires nés en 1964 ;
62 ans et 9 mois pour les allocataires nés jusqu’au 31 mars 1965 ;
63 ans pour les allocataires nés après le 31 mars en 1965 ;
63 ans et 3 mois pour les allocataires nés en 1966 ;
63 ans et 6 mois pour les allocataires nés en 1967 ;
63 ans et 9 mois pour les allocataires nés en 1968 ;
64 ans pour les allocataires nés en 1969 ;
Condition spécifique du versement de l’Arce pour les créateurs ou repreneurs d’entreprise sous forme de Scop
L’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (Arce) permet aux demandeurs d’emploi de bénéficier d’une partie de leur droit sous forme de capital pour lancer leur projet d’entreprise. Cette aide est versée en deux fois : au lancement de l’entreprise et 6 mois plus tard.
Le second versement n’est effectué que si le bénéficiaire :
exerce toujours l’activité professionnelle pour laquelle l’Arce a été demandée ;
n’exerce pas d’emploi en CDI à temps plein.
A compter du 1er septembre 2026, les créateurs ou repreneurs d’entreprise sous forme de Scop n’auront plus besoin de justifier qu’ils n’exercent pas d’emploi en CDI à temps plein pour bénéficier du second versement.
Cette exception est propre aux créateurs et repreneurs sous forme de Scop.
Impact du congé supplémentaire de naissance sur les règles d’assurance chômage
Depuis le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance est entré en vigueur. Ce nouveau congé permet aux parents de bénéficier d’un ou deux mois supplémentaires après le congé maternité ou paternité. Le premier mois de ce congé supplémentaire de naissance est indemnisé à hauteur de 70% du salaire net et le second à 60%.
Ce congé supplémentaire est pris en compte par plusieurs règles d’assurance chômage :
Délai de forclusion : c’est le délai maximal de 12 mois pour s’inscrire à France Travail après la fin du contrat de travail. Ce délai peut notamment être allongé en cas arrêt maladie, de congé maternité/paternité et depuis le 1er juillet en cas de congé supplémentaire de naissance.
Calcul de la durée d’indemnisation : certaines périodes situées hors contrat de travail sont exclues du calcul de la durée d’indemnisation (arrêt maladie, congé maternité/paternité, accident du travail…). Les périodes de congé supplémentaire de naissance le sont également depuis le 1er juillet 2026 si elles interviennent en dehors de tout contrat de travail.
Salaire de référence : pour calculer le salaire de référence, qui intervient dans le calcul de l’allocation, les périodes de suspensions du contrat de travail (arrêt maladie, congé maternité/paternité, accident du travail…) donnent lieu à une reconstitution du salaire en se basant sur le salaire journalier moyen. Il en va de même, et ce de manière automatique, depuis le 1er juillet 2026, pour les périodes de congé supplémentaire de naissance.
Délai de déchéance : le délai de déchéance correspond au délai durant lequel les droits acquis à l’Assurance chômage restent valables. Ce délai peut être allongé en cas de périodes de suspensions du contrat de travail (arrêt maladie, congé maternité/paternité, accident du travail…) et, depuis le 1er juillet 2026, en cas de congé supplémentaire de naissance.