17ème Manifestation contre les précarités, le chômage et les exclusions !

vendredi 6 décembre 2019

Les mobilisations au sein du monde du travail contre la politique du gouvernement Macron qui enrichit les riches et appauvrit tous les autres, n’ont pas cessé à l’image, aujourd’hui des urgentistes et des mobilisations dans les hôpitaux, comme chez les enseignants, les pompiers, la poste, la Sncf, ou contre les licenciements dans le privés comme localement à l’usine Ford et tant d’autres.

L’anniversaire brulant des 1 an du mouvement des Gilets Jaunes le 16 novembre 2019 prouve bien que la violence policière du pouvoir : Intimidation, répression, poursuites, condamnations contre les mouvements sociaux, ne peut étouffer la colère face à l’injustice, la précarité imposée à nos vies et la remise en cause des acquis sociaux : « Retraite comme dernièrement l’assurance chômage ».

Les embauches c’est 87% de CDD inclus l’intérim, Uber & Co, souvent des contrats très, très précaires de moins d’un mois, mal payés ! Des salaires de misère qui ne permettent même plus de survivre. Cette précarité est organisée volontairement sous l’égide du patronat. Ainsi, il peut accroitre toujours plus la concurrence pour augmenter ses profits. Pire, leur système est tellement inégalitaire que par exemple les personnes en CDI Intérimaire ne perçoivent même pas leurs indemnités de fin de mission. Ici, fausse stabilité du CDI Intérim (invention du patronat) pour une précarité à temps plein et amplifiée.

La formation professionnelle n’est pas en reste non plus. Désormais l’accessibilité a évolué depuis début 2019. Le nombre d’heures dévolues pour qu’un salarié puisse faire valoir son droit à la formation s’est transformé en compte Formation Professionnel Continue alimenté en Euros ! Cette conception libérale du compte bancaire fera que le salarié devra marchander sa formation ! A n’en pas douter la précarité des contrats de travail sera ici source d’inégalité !

L’amplification de la précarité est dramatique :

* A l’image d’Anas, étudiant qui s’est immolé devant le Crous de Lyon, révolté qu’il était contre sa situation précarisée. * Dernièrement la mort par suicide de la directrice d’école victime de Burn-out. Combien d’autres salariés tombés comme elle en 2019. * Le chômage a son cortège de victime, 11 500 morts cette année * 612 Sdf morts à la rue en 2018

Le capitalisme imposé par le patronat couplé à une politique libérale assumée par le gouvernement Macron est responsable d’un carnage qui se chiffre en milliers de vie sacrifiées chaque année. Il n’est pas étonnant que face à une situation désespérante : Le travail suicide, la précarité tue, le chômage détruit, La misère exclut ; que la colère et le développement des luttes soient la solution contre un pouvoir indifférent, brutal et injuste.

Injustice et brutalité parfaitement illustrées par la volonté du pouvoir d’imposer une reforme d’assurance chômage qui vient profondément aggraver une situation déjà précaire de près de 6,2 millions de demandeurs d’emploi. Par décret N° 2019-797 du 26 juillet 2019 ces nouvelles règles dessinent depuis le 1er novembre 2019 une véritable catastrophe sociale. Par ailleurs 1,4 millions de primo-demandeurs comme de personnes déjà indemnisées n’ouvriront, avec le nouveau système, aucun droit ou verront leurs allocations fortement diminuées. Le gouvernement veut 4 milliards d’économie sur trois ans au prétexte de l’endettement de l’Unedic, 38 milliards. Il coupe donc derechef dans les droits en baissant les allocations. Résultat moins d’un chômeur sur trois sera indemnisé ! Le gouvernement fait peser le poids de la précarité et de la culpabilité sur les seuls demandeurs d’emploi en augmentant en parallèle les contrôles, les sanctions et les radiations.

Ces nouvelles règles sont un compte à rebours vers la pauvreté :

* 500 000 chômeur.es indemnisé.es sont éjecté.es du système d’indemnisation * 250 000 ne peuvent plus recharger leurs indemnités * 250 000 voient la durée de leurs allocations réduite * 400 000 salarié.es précaires perdront 30% de leurs allocations.

Face à ces insupportables inégalités nous exigeons :

• L’abrogation du décret N° 2019-797 du 26 juillet 2019 (Un recours a été déposé au Conseil d’État),
• L’indemnisation de toutes les formes de chômage avec le Smic comme référence,
• Une politique de l’emploi cohérente basée sur la réduction du temps de travail, • • La création d’un Revenu Garanti pour tous-tes avec ou sans travail ,
• L’arrêt des contrôles et des sanctions sur les demandeurs d’emploi,
• Un financement de l’assurance chômage prenant en compte les profits et dividendes

La mobilisation des précaires, chômeurs, exclus est en écho de la mobilisation du 5 décembre pour la défense des retraites. Ne pas oublier qu’emploi précaire c’est aussi une retraite précaire.

Depuis juin 2019 localement la préfecture ne cesse d’évacuer des squats où les migrants et sans papiers trouvent refuge. Le gouvernement là aussi rajoute de la précarité à la précarité à tel point qu’il ose remettre en cause l’Aide Médical d’Etat pour les migrants.

Nous, nous inscrivons en solidarité avec toutes les luttes mondialisées : Chili, Colombie, Algérie, Haïti, Liban, Irak, Iran, qui secouent actuellement l’ordre réactionnaire de l’argent afin de changer le monde pour imposer un autre avenir !

MANIFESTATION SAMEDI 7 DECEMBRE 2019 à 14h Place de la bourse à Bordeaux

 A l’appel de  : AC ! GIRONDE, APEIS, ATTAC 33, CLAP 33, CGT INTERIM, CGT FORD, COLLECTIF JAUNES ETC 33, COLLECTIF BORDEAUX DEBOUT, DAL.33, FI GIRONDE, FSU 33, GILETS JAUNES, LO 33, MNCP, NPA 33, PLANNING FAMILIALE 33, PG 33, O.P.A, RPS FIER, SOLIDAIRES 33, SOLIDAIRES SUD EMPLOI, SUD ENQUETES ET SONDAGES, UL CGT BORDEAUX CENTRE, UD CGT 33 .


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