Ceci s’appelle un crime d’Etat.

jeudi 26 mars 2020
par  AC ! RES

Alors que la population carcérale atteint le nombre de 71 208 détenus pour 61 000 places en 2019, le gouvernement dans la forme la plus répressive qui soit, prévoit des mesures coercitives allant jusqu’à 6 mois d’emprisonnement en cas de non respect des règles arbitraires de confinement.

Les prisons sont surchargées et ne respectent en aucun cas les règles de salubrité. La promiscuité est de mise et dans ce contexte aggravant tout est possible.

La Cour européenne des Droits de l’Homme a déjà rappelé l’état français à ses devoirs quant aux conditions de détention.

La contrôleure générale des lieux de privation de liberté, madame Adeline Hazan, a mis en évidence des conditions de détention particulièrement dégradantes et a fait connaître le souhait qu’il soit remis en liberté des détenus en ces circonstances dramatiques et exceptionnelles, tant pour les prisons que pour les centres de rétention.

De rappeler que la privation de liberté est l’ultime peine, que des alternatives existent et que bon nombre d’incarcérés séjournent pour des délits mineurs, voire très mineurs, dans des conditions inacceptables.

Les centres de rétention administrative sont à l’image du vélodrome d’hiver dans une période d’occupation et de rafles. Des conditions inhumaines, des lieux inappropriés, des suicides, des drames avec ce lot de reconduite à la frontière pour des personnes d’origines diverses, le plus souvent parfaitement intégrées et participant à l’effort de la nation.

Au pays des Droits de l’Homme ceci est intolérable. le coronavirus,précisément pneumonie virale, en la circonstance devient la double peine.

De ce fait, nous rendons l’Etat coupable de cette situation qui ne peut demeurer et demandons la libération de toute personne détenue et ou retenue contre son gré.